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Lors de festivités de l'an 2000, Dominick Gravel vivait intensément sa 20ième année. Benjamin d'une famille de quatre enfants, est alors derrière lui une enfance tatoué par l'aiguille de la rêverie. Poète et rêveur, il voyage immobile, tout au long de ses années d'école. C'est par la force créatrice de l'imaginaire qu'il cherche à fuir un cadre que l'on surexpose devant lui. Au milieu de l'adolescence, il quitte la rive-sud montréalaise pour plonger au coeur de la folie insulaire. Ce sont des années d'angoisse et d'investigation artistique. Poésie, peinture, cinéma et musique sont tous des arts qu'il fréquente dans sa recherche incessante du médium qui lui permettrait de saisir l'impossible; de voir l'invisible; d'entendre le silence; d'inventer des couleurs. C'est donc au coeur de cette quête que Dominick s'introduit dans un millénaire qui s'annonce technologique. Ce n'est sûrement pas un hasard si à ce moment un appareil photographique lui tombe entre les mains. C'est une épiphanie. Il voit apparaître à travers les viseurs des ces petits appareils le monde qu'il recherchait. Un monde où il peut enfin réunir à sa façon le visible et l'invisible; le réel et le rêve; l'image et l'imaginaire. Sa poésie et son imagination se médiatisent enfin comme il le désire. À travers ses lentilles, il explore et nous révèle un monde bien à lui. Plus qu'un photographe prometteur, le temps et le rêve on fait avant tout de Dominick un véritable artisan de l'image. |